Sandero, 308, Mégane ou Clio: quel moteur priviligier ?
Dacia : la Sandero, une base simple avec quelques moteurs à trier
La marque roumaine s’est imposée dans le paysage automobile avec la Sandero, l’un de ses modèles les plus diffusés sur le marché de l’occasion. Son image repose en grande partie sur des solutions techniques éprouvées, associées à une mécanique simple qui facilite l’entretien et l’accès aux pièces détachées.
Les enquêtes de fiabilité placent régulièrement Dacia parmi les constructeurs bien notés. Cette position tient à des architectures mécaniques simples et à des frais d’entretien contenus, autour de 150 € par an en moyenne.
Sur la Sandero, deux moteurs ressortent plus favorablement (selon sa date de production):
- 1.6 MPI essence : un bloc atmosphérique connu pour sa longévité que l'on retrouve uniquement sur les anciens modèles
- TCe 90 : un petit moteur 3 cylindres turbo, offrant des prestations équilibrées entre sobriété et agrément
Selon les versions et les millésimes, les dCi et Blue dCi les plus récents présentent aussi un profil plus rassurant que les anciennes générations (dans les années 2010) diesel de la marque.
À l’inverse, un moteur concentre une large part des réserves : le 1.2 TCe produit entre 2012 et 2016. Ce bloc a été marqué par des cas de surconsommation d’huile et, dans les situations les plus lourdes, par des casses moteur. Sur ce modèle, l’attention doit donc se porter sur le choix de la motorisation, mais aussi sur le suivi d’entretien, le kilométrage et l’historique des réparations.
Renault Clio: des moteurs identiques à la Sandero
Du côté de sa concurrente, la Clio, les moteurs, notamment depuis la 4ème génération, sont identiques ou presque à ceux de la Sandero. Les moteurs recommandés, et ceux dont il faut se méfier sont donc similaires, à savoir globalement le 1.5 dCi des années 2010 et surtout le 1.2 TCe avant 2016.
Peugeot 308 : les bons choix dans une gamme très large
La Peugeot 308 d'occasion s’est imposée comme une référence parmi les compactes du marché. La deuxième génération, apparue en 2013, alimente aujourd’hui une grande partie de l’offre.
En essence, les blocs PureTech occupent une place centrale. Le 1.2 PureTech 110 ou 130 ch associe performances correctes et consommation mesurée. Les premiers millésimes ont été marqués par de très gros problèmes, notamment du côté de la courroie de distribution baignant dans l’huile, ce qui impose un contrôle précis du suivi d’entretien. Devant le scandale de ces moteurs leur prix a beaucoup baissé sur le marché de l'occasion.
Pour les gros rouleurs, plusieurs diesels gardent une image favorable :
- 1.6 BlueHDi 120 ch
- 2.0 BlueHDi 150 ch
Certaines versions plus anciennes, comme le 1.6 THP, ont également laissé des traces peu flatteuses, avec des incidents relevés sur la distribution ou l’encrassement. Sur le marché de l’occasion, ces variantes affichent fréquemment des tarifs plus bas pour cette raison.
Renault Mégane : des générations très différentes
La Renault Mégane a traversé plusieurs générations depuis les années 1990. Dans les annonces actuelles, les Mégane III et IV dominent nettement.
Dans l’offre diesel, les blocs dCi restent appréciés. Les versions les plus recommandées restent :
- 1.5 dCi 110 ch
- 1.6 dCi 130 ch
Ces motorisations présentent une bonne tenue dans le temps quand le suivi mécanique a été respecté. Le 1.6 dCi est notamment apprécié pour son aisance sur longs parcours. En essence, sur les modèles plus récents, le 1.3 TCe développé avec Mercedes bénéficie d’un accueil plus que favorable, puissant, souple et économe en carburant.
En revanche, un moteur suscite, à l’inverse, davantage de réserves : le 1.2 TCe monté sur une partie de la gamme dans les années 2010. Comme chez Dacia, ce bloc est associé à des cas de consommation d’huile et à de potentielles casses prématurées.
L'essai routier indispensable
Un essai routier d’au moins 30 minutes reste aussi un passage obligé pour repérer un bruit mécanique anormal, une boîte de vitesses hésitante ou une fumée suspecte à l’échappement. Sans même être un pro, seul un essai peut permettre d'identifier un potentiel problème.